Mona Caron est une artiste murale basée à San Francisco.

Cette semaine, nous avons choisir de montrer le projet « WEEDS » (mauvaises herbes), qui s’étend sur plusieurs villes.

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Chamerion angustifolium, Portland, Etats-Unis
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Phyteuma betonicifolium à Casa Merogusto, Malvaglia, Suisse
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inspirée d’une achyranthes aspera, Sao Paulo, Brésil

« Elles sont peut-être petites, mais elles traversent le béton. Elles sont partout, et pourtant on ne les voit pas. Et plus on leur marche dessus, plus elles poussent.

C’est une série de peintures sur les mauvaises herbes en milieu urbain, créée en hommage à la résilience de tous ces êtres à qui personne n’a laissé une place, qui n’étaient pas supposé-es être là, et qui pourtant reviennent sans cesse, continuant à avancer et à s’élever.

Je cherche des mauvaises herbes dans les rues des villes à côté d’un mur que je m’apprête à peindre. Quand j’en trouve une particulièrement héroïque qui grandit sur le bitume, je la peins en énorme, à une échelle inversement proportionnelle à l’attention et à la considération qu’elle reçoit.

Je peins toutes sortes de végétations urbaines : à la fois des espèce invasives et des espèces endémiques. Les deux sont éradiquées quand on les surprend en train d’empiéter sur nos clôtures. Et pourtant elles reviennent, toujours au premier rang, creusant un chemin pour que le reste de la nature suive.

Les mauvaises herbes percent à travers le ciment le plus dur, les obstacles paraissant les plus invincibles, reconnectant la terre avec le ciel, comme la vie à ses rêves.

Ça se passe partout à la marge des choses, on n’y prête juste pas attention. »

Découvrez le reste des mauvaises herbes sur son site : https://monacaron.com/weeds