“Quand Madonna a sorti son tube Vogue on savait que c’était la fin. Elle avait pris un phénomène très spécifiquement queer, transgenre, Latino et Afro-Américain et avait totalement effacé ce contexte avec ses paroles : “Il n’y a pas de différence si tu es noir ou blanc, si tu es un garçon ou une fille”. Madonna amassait plein d’argent, tandis que la Reine qui lui avait en fait appris à Voguer était assise devant moi dans le club, stressée, déprimée et fauchée. Alors si quelqu’un.e demandait que je passe Vogue ou n’importe quelle chanson de Madonna, je leur disais “Non, ici c’est une zone sans Madonna ! Et tant que je serai DJ vous n’aurez pas le droit de Voguer sur le reflet pop décontextualisé, réifié, privatisé, libéralisé, neutralisé, asexualisé, re-genré de la réalité de cette piste de danse !”

DJ Sprinkles, “Ball’r (Madonna-Free Zone)” from Midtown 120 Blues, 2008

― citation // musique et appropriation culturelle