En faisant croire aux jeunes spectatrices que l’amour et l’abnégation peuvent transformer un mari violent en prince charmant, le film les conditionne à accepter sans broncher les violences qu’elles subiront peut-être dans leur couple. En plus, au lieu de faire porter la responsabilité des violences à ceux qui en sont les auteurs, ce genre de discours culpabilise au contraire les femmes, puisque c’est à elles qu’il revient de « guérir » les hommes (ne l’abandonne surtout pas, et s’il continue d’être violent, c’est parce que tu ne l’as pas assez aimé…).

Le cinéma est politique – Quand les films d’animation occultent les violences masculines intrafamiliales (I) : La Petite Sirène, Aladdin, La Belle et la Bête

― CITATION :  Quand les films d’animation occultent les violences masculines